Le travail acharné des arbitres pour des prestations à la hauteur

camer-sport.com : La rédaction avec cafonline mercredi 13 juillet 2022 14:19 305

MAROC :: Le travail acharné des arbitres pour des prestations à la hauteur :: MOROCCO

L'arbitrage est au coeur de chaque compétition et désormais, pour chacun de ses tournois, la CAF invite les médias à la rencontre du corps arbitral. Une immersion dans le monde des officiels de match qui aide à réduire la disparité entre la réalité sur le terrain et l'idéel sur l'arbitrage.

L’annexe du Complexe Sportif Prince Moulay Abdellah accueillait ce mardi la journée portes ouvertes des arbitres qui officient lors de cette 12e édition de la CAN TotalEnergies.

C’est dans une ambiance joviale et détendue que les arbitres de cette édition se sont prêtées au jeu des questions réponses des journalistes présents à la séance.

Malgré la fatigue accumulée du travail physique et des exercices d’application effectués juste avant, les arbitres ont accueilli la presse avec le sourire et avec le sentiment du travail « à accomplir »…Eh oui, la compétition entame sa phase la plus critique.

Pour l’une des arbitres les plus en vue du continent et des plus expérimentées, la marocaine Bouchra Karboubi « C’est magnifique de voir des arbitres dames officier dans les rencontres d’une compétition de cette envergure. Certes, il y a quelques hommes qui sont présents dans la VAR et on s’entraide de la plus belle des manières d’ailleurs, mais la grande majorité des arbitres ce sont des dames et nous avons reçu la promesse que lors de la prochaine compétition, ce sera exclusivement des femmes au sifflet…En tout cas, la constatation qui est faite, c’est qu’aujourd’hui l’arbitrage africain d’une manière générale se développe de plus en plus et se porte bien.»

Même son de cloche chez l’arbitre assistante, la camerounaise Carine Atezambong qui se réjouit aussi de l’utilisation de la VAR pour la première fois dans cette édition et dès l’entame de la compétition.


« En tant que femme, c’est d’abord ma compétition et celle de toutes les femmes. Même si j’officie dans des rencontres d’hommes…Il y a beaucoup de nouveautés dans cette édition. C’est la toute première fois qu’on utilise la VAR pour cette CAN féminine et c’est la toute première fois que le corps arbitral est majoritairement constitué de femmes…La CAF a mis tous les moyens pour développer le football féminin dans tous ses aspects. Il y a eu 3 séminaires intenses pour former les arbitres femmes à la technologie de la VAR…Officier un match avec la VAR est bien différent que de diriger une rencontre sans cette technologie donc c’est un énorme pas que nous faisons. »

Grosse satisfaction en tout cas pour Mamadou Haidara, Manager du Département de l'Arbitrage à la CAF : « Nous sommes satisfaits du rendement des arbitres lors du premier tour. Le résultat d’aucun match n’a été conditionné par les décisions des arbitres. On a pu constater le résultat de tout le travail que nous avons effectué avant le tournoi…C’est le fruit d’un plan de développement que nous avons mis en place. Les arbitres dames ont été des adjoints à des arbitres hommes dans un premier temps avant d’avoir des séances pour les dames seules. Il y a 3 mois, seulement deux femmes qui étaient qualifiées et habituées à la VAR, Bouchra Karboubi et Salima Mukansanga. Nous avons fait deux stages un au Caire et un à Rabat et nous avons réussi à qualifier toutes les arbitres et elles sont toutes à l’aise avec cette technologie. »


Un sentiment de fierté pour Mamadou Haidara « Nous sommes l’une des premières confédérations à utiliser la VAR de cette manière dans le football féminin…L’arbitrage africain conjugué au féminin a de beaux jours devant lui je peux vous l’assurer. Nous avons des arbitres compétentes et qui officient dans leurs championnats masculins locaux respectifs. »

« Le travail en continu est la clé de la réussite » C’est ce que confirme également Mohamed Guezzaz, instructeur des arbitres à la CAF. « Nous avons entamé la formation depuis le 25 juin. Les matinées, nous insistons sur le travail physique, l’après-midi est consacrée au cours théorique mais également à l’application sur le terrain des scénarios semblables à ce qui peut se passer sur le terrain. Que ce soit pour les arbitres centrales, assistantes ou VAR…"


Depuis le coup d’envoi de la compétition, nous avons changé de programme. Les cours d’application sont effectués le matin. Les arbitres centrales effectuent des matchs de préparation alors que les autres arbitres ont un autre programme. L’après-midi, nous suivons les rencontres et tous les quatre jours nous faisons le débriefing pour revenir sur certaines actions. Nous nous concentrons plus sur tout ce qui est positif pour le maintenir et le développer et puis nous faisons quelques remarques sur ce qu"il faut améliorer. Cela nous permet aussi de préparer les cours d’application et donc de donner aux arbitres toutes les solutions pour les aider à prendre leurs décisions dans le match. »

Un sentiment de satisfaction et de fierté se ressent clairement chez toutes les composantes de l’arbitrage dans cette TotalEnergies WAFCON.

Tous ceux présents dans cette édition, affirment en tout cas, que pour le moment et après la fin de la première phase de groupes, l’arbitrage africain conjugué au féminin est sur la bonne voie.