Maboang Kessack : Nous avons des conflits intergénérationnels

Source : Olympia Sports mercredi 26 août 2020 11:26 946

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L’ancien Lion indomptable 90 revient, entre autres, sur le don présidentiel qui fait jaser.

Il se dit que les maisons qu’on vous a proposées ne vous conviennent pas. Qu’en est-il de votre position ?
Un cadeau est un cadeau. Peu importe comment, on m'a donné un cadeau. C’est à moi d’utiliser le cadeau. Il y a des amis. Il y a la famille, il y a les petits enfants qui peuvent y habiter. Moi je n'ai pas de soucis. Donc, je me désolidarise de ce geste-là. Je dis merci au chef de l'Etat et ça s'arrête là.

Dans tout ce que vous dites où est la responsabilité de Samuel Eto'o celui qui est aujourd’hui présenté comme le plus grand joueur camerounais de l'histoire ? Qu'estce qu’il doit faire pour essayer de réunir les anciens joueurs et même les joueurs actuels que vous êtes ?
Que nous le voulions ou pas, nous ne pouvons pas faire sans lui, si nous voulons que le football camerounais avance. Nous avons vu sa démonstration de force et son intelligence pendant les élections (de la Fédération camerounaise de football, ndlr). Si le petit frère vient avec une idée, je suis partant. Maintenant, c'est aux grands frères de dire que petit frère asseyons-nous et construisons le football intelligemment. Tel que je le vois, il peut gagner les élections 3 à 4 fois.

A vous entendre parler, il y aurait des soucis entre vous, joueurs de 1990 ?
Oui, il y a des soucis. On a des problèmes de génération en génération. On doit rendre service aux autres. Car avant de devenir star les autres nous ont rendu service.

Dans votre correspondance adressée à vos anciens coéquipiers vous dîtes qu’il y en a qui ne veulent pas tenir la jeune génération par la main. Qu'est-ce que vous voulez traduire par cette pensée ?
Nos grands frères, depuis plus de 30ans, après la Coupe du monde, ils occupent parfois des postes. On les voit à la télévision. Mais on ne les voit pas dans un mouvement où ils peuvent s’entraider. Nous devrions prendre cette Fecafoot depuis longtemps. Mais nous ne sommes pas solidaires.

Est-ce que ce sont eux qui devraient attribuer les postes aux anciens Lions que vous êtes ?
Lorsque les grands frères sont sur les plateaux des médias, il suffit que l'un dise : je suis favorable à Omam Biyick. On sait qu'ils côtoient les sommités. Il y a une façon de positionner les autres.

Votre avis, semble-t-il est que la célérité du traitement de dossier lié à l'attribution des maisons est relative au décès de Tataw…
Je peux me tromper. Mais, on m’a accusé d’avoir dit que c'est à cause de Tataw. Mais, le timing là attendait seulement deux jours après le décès de Tataw ? Je vous donne un exemple. Lorsqu’on parle des maisons, on ne parle que de Tataw. Il faut reconnaître et dire que le timing n’est pas bon. On devait rendre hommage à Tataw, organiser les matchs à gauche et à droite, faire vraiment les choses pour le défunt. Mais on est seulement là à parler de maison. Je dis et je maintiens que le timing était mauvais. Le chef de l'État a décidé. On lui dit merci. Mais, on devait attendre un mois plus tard. Je dis oui et je parle en responsable. C’est à cause du décès de Tataw.

Qu'est-ce que vous proposez en quelques mots pour que les anciens Lions se retrouvent ensemble ?
Qu'on revienne avec des projets, qu'on discute ensemble avec nos jeunes frères.