Sherilyn Bashorun : “C’était une saison sensationnelle”

Le Jour : Propos retranscrits par A.C mardi 28 avril 2020 00:00 1132

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L’internationale camerounaise de volleyball, pose un regard sur sa saison marquée par la montée de son club, Istres Provence Volley en Ligue A française et donne aussi les raisons de son absence lors du tournoi de qualifications aux Jeux olympiques.

Votre club vient d’être promu en Ligue A française à l’issue d’une saison. Qu’est ce qui aura fait la force d’Istres Provence Volley ?

C’est la cohésion de groupe, selon moi. On avait une équipe vraiment soudée, avec des filles qui étaient très volontaires. Le magnifique travail abattu a payé à la fin. Nous avons aussi bénéficié d’un bon encadrement du staff technique, médical et administratif du club ainsi que l’accompagnement des bénévoles. Ils ont été importants dans leur rôle respectif. Donc, c’est vraiment une victoire collective.

Sur le plan personnel, êtes-vous satisfaite de votre prestation cette saison avec ce club ?

Oui. Sur le plan personnel, je suis vraiment satisfaite, parce que j’ai beaucoup joué. J’ai apporté mon expérience dans le collectif. De plus, j’ai rencontré des filles extraordinaires et ensemble nous avons remporté des matchs. C’était une saison sensationnelle. J’étais la plupart du temps titulaire. Bref, mon objectif de monter avec Istres cette année en Ligue A a été atteint.

Annoncée sur le départ par des sources proches du club, après cette saison réussie, Sherilyn Bashorun compte-telle rester à Istres Provence Volley ?

Je tiens à vous préciser qu’il n’a jamais été question d’un départ. Mon objectif, en signant à Istres il y a deux ans, était non seulement de monter en Ligue A avec ce club mais également de rester dans l’effectif et prendre part à ce championnat avec Istres Provence Volley. Donc, si le club était resté en élite (Ligue B), j’aurai cherché à trouver un club à l’étranger ou en Ligue A, parce que cela fait plusieurs années que je suis en élite. Je pense que j’ai fait un peu le tour. Il me fallait un nouveau challenge. 

L’équipe nationale de volleyball du Cameroun, parlons-en. Racontez-nous un peu votre intégration …

Elle s’est faite assez rapidement. Mon arrivée en équipe nationale du Cameroun a eu lieu au mois de mai 2019. J’ai retrouvé l’ensemble de l’équipe à Vichy en France lors d’un des stages préparatoires aux éliminatoires des Jeux africains et de la Can 2019. Je connaissais déjà la plupart des joueuses de par le championnat français. D’ailleurs, j’ai joué durant deux ans avec Simone Bikatal à Bordeaux Merignac. Donc, cela s’est très bien passé.

Qu’est-ce qui a justifié votre absence au cours du tournoi de qualifications aux Jeux olympiques (TQO) disputé du 5 au 9 janvier dernier au palais polyvalent des Sports de Yaoundé ?

J’étais absente au dernier TQO à cause d’une grosse blessure à l’épaule. Cette blessure m’a empêché d’être à 100% de mes capacités physiques sur la fin de saison. Donc, c’était vraiment important pour moi de prendre le temps des vacances de Noël et de la trêve pour me soigner. Car, c’était la seule solution pour récupérer et être davantage efficace. C’était impossible d’enchaîner toute la saison à Istres et d’assumer le TQO avec l’équipe nationale. Donc, j’ai dû me faire opérer. C’est pour cela que je n’ai pas été présente lors du TQO. 

Quelles sont vos ambitions avec cette sélection nationale du Cameroun ?

Mon ambition est tout d’abord d’être à nouveau sélectionnée avec les Lionnes. Pour cela, je sais que je dois travailler dur. Ensuite, de refaire des compétitions internationales et de vivre les mêmes émotions que j’ai eues l’été dernier avec notre magnifique prestation à la Can, ponctuée par le sacre continental ainsi que la participation aux Jeux africains, au tournoi intercontinental de qualification aux Jeux olympiques et à la Coupe du monde. Je suis très contente. Je tiens à remercier le peuple camerounais qui nous a beaucoup soutenus avec ses messages, ses commentaires et sa présence sur les sites de compétition. Donc, je vous dis à très bientôt.