Mondial 2010, Le Guen, Matip, Choupo… les vérités d’Achille Emana

Orange Football Club : Arthur Wandji mercredi 29 janvier 2020 02:03 1104

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Invité de l’émission « Le Vestiaire » diffusée sur RMC Sport, l’ancien international camerounais Achille Emana est revenu sur ce qui l’a le plus marqué à la Coupe du monde 2010.

Sans aller avec le dos de la cuillère, l’ex-joueur de Toulouse avoue n’avoir pas digéré que des joueurs n'ayant pas participé à la qualification du Cameroun comme Joël Matip et Eric-Maxim Choupo-Moting aient (subitement) été titulaires pendant la phase finale. Au grand dam de ceux qui avaient mouillé le maillot pour que le pays des Lions Indomptables obtienne son ticket.

« Joël Matip sort d'où ? »

« En 2010, Paul Le Guen prend l’équipe. Lui, il me connaissait depuis la France. Il prend l’équipe et la change complètement. Moi qui ne jouais plus, je redeviens titulaire. On a gagné les matchs jusqu’à ce qu’on se qualifie pour la Coupe du monde. On va au Portugal en stage. Après, le moment venu pour aller au Mondial, on vient, on te dit que [Joël] Matip est Camerounais. Il sort d’où ? », lâche l’ancien numéro 10 du Cameroun.

Titulaire aux qualif', remplaçant au Mondial

« On était derniers de la poule, on a tout fait pour gagner des matchs et se qualifier pour le Mondial. Une fois qualifié, c’est nous qui sommes sur le banc et c’est une autre équipe qui joue le premier match (…) J’ai fait toute une année au cours de laquelle je me suis défoncé, dit-il encore. Je me souviens de mon premier match après l’arrivée de Paul Le Guen ; je venais de perdre mon père. Je suis parti aux obsèques de mon père et le lendemain, on voyageait pour affronter le Gabon. Et le but que je marque contre le Gabon, c’était pour mon père. Et puis, quand on arrive au Mondial, il n’y a plus d’explication. A un moment donné je n’ai pas compris pourquoi du jour au lendemain, nous qui étions titulaires lors des qualifications, on se retrouve sur le banc de touche à la phase finale du Mondial ».

« Moi je joue, je marque, je fais tout pour qu’on se qualifie et maintenant que le Mondial arrive on me dit qu’il y a Choupo-Moting, son père est Camerounais. Ok, respect ! Mais il faut comprendre qu’il y a des générations avant des générations. C’est [Choupo-Moting] un gamin que je respecte beaucoup ; quand il est arrivé, il n’avait pas cette mentalité. [Joël] Matip est arrivé tout timide, il ne connaissait pas cette mentalité. J’ai appris que [Joël] Matip était Camerounais quand nous étions déjà au Mondial », conclue le joueur qui souffle sur sa 38e bougie le 5 juin prochain.