Can 2021, Infrastructures : La touche de Paul Biya

Cameroon Tribune : Grégoire DJARMAILA mercredi 22 janvier 2020 14:01 1568

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Sous l’impulsion du président de la République, le Cameroun est aujourd’hui doté de stades aux plus hauts standards internationaux

Les débats passionnants autour de l’évolution des chantiers de la CAN Total 2021 tendent à éclipser la révolution infrastructurelle dans laquellele Cameroun s’est lancé depuis quelques années dans le cadre del’organisation des événementssportifs majeurs.

Au sortir de sa première CAN organisée en 1972,le Cameroun ne comptait que deuxstades aux normes : le stade Om-nisports Ahmadou Ahidjo à Yaoundé et le stade de la Réunifi-cation à Douala.

A Garoua, le stadeRoumde-Adjia vient renforcer ce plateau en 1978. Si le Cameroun, jusqu’à une certaine époque, pouvait se satisfaire de ces infrastructures installées dans trois villes différentes, plusieurs années après, et compte tenu de nouvelles exigences, notre pays a commencé à accuser un retard. Surtout que ces trois réalisations avaient commencé à prendre un coup de vieux.

Au Cameroun, le football est une passion et le chef de l’Etat souhaite rendre à ce sport qui fédère les Camerounais ses lettres de noblesse. Dans sa volonté de hisser le pays au niveau des standards internationaux, Paul Biya a engagé son pays dans une mue infrastructurelle.

L’organisation de la CAN féminine en 2016 et celle masculine prévue en 2021 a été un déclen-cheur de cette véritable révolution.Le pays a été transformé en unvaste chantier de réhabilitation etde construction des infrastructuresqui permettront au pays d’accueillir ces manifestations majeures.

La CAN féminine de 2016 s’est voulue la grande répétition de la version masculine. L’importance de ces deux rendez-vous et le rayonnement qu’ils charrient pour le Cameroun n’échappent pas au chef de l’Etat qui, à chaque fois qu’il en a eu l’occasion, n’a jamais manqué de rappeler l’honneur qui est fait à notre pays. Il est question que le pays se mette à niveau en tant que nation du football en Afrique et dans le monde.

Le stade Omnisports Ahmadou Ahidjo et ses deux annexes ont reçu une cure de jouvence et ont été mis aux normes exigées par la Fédération internationale de football association (Fifa)et la Confédération africaine de Football (Caf).

Le stade de Ngoa-Ekellé à Yaoundé a été relooké et à Limbe, le Centenary Stadium a vu le jour en 2014. A Buea, le Molyko Stadium et le Municipal stadium ont accueilli la compétition. Pour l’organisation de cette compétition continentale, le Cameroun est allé au-delà des exigences de la Caf.

Malgré la modification après coup du cahier de charges, faisant passer le nombre d’équipes de 16 à 24, le Cameroun nourrit l’ambitionde faire mieux pour la CAN masculine. Au lieu de six stades requis pour la compétition, le pays va en offrir plus.

A Douala et à Yaoundé, deux complexes sportifs viennent enrichir l’offre infrastructurelle. Le Complexe sportif d’Olembé sera composé de plusieurs infrastructures sportives hissées aux plus hauts standards internationaux : un stade couvert de 60 000 places, deux stades d’entraînement, un lac artificiel, un gymnase, une piscine olympique, des terrains de tennis, de basketball et de volley-ball, mais aussi un ensemble hôtelier et plusieurs espaces commerciaux.

A Douala, le Complexe multisport de Japoma affiche fière allure. Il comporte une piste d’athlétisme, deux stades d’entraînement d’une capacité de 2000 places, une piscine olympique d’une capacité de 1000 places assises et 8 couloirs de compétition.

Non loin de là, les stades de la Réunification et de Mbappe Leppe ont été réaménagés ainsi que d’autres terrains d’entraînement. Dans la ville de Garoua qui doit abriter une poule de la CAN 2021, le stade Roumde-Adjia été réhabilité avec trois stades d’entraînement en construction.

A l’Ouest, le stade Omnisports Kouekong de Bafoussam est déjà prêt à accueillir les compétitions internationales. Plusieurs terrains d’entraînement autour (stade annexe de Kouekong stade Tocket de Bafoussam, stade Fotso Victor de Bandjoun et Bamboutos Arena de Mbouda) ont reçu un coup de neuf.

Au-delà des événements sportifs, le développement de ces infrastructures va ainsi conforter, l’attachement du président Paul Biya vis-à-vis de la jeunesse en généralet des sportifs camerounais en particulier.