Yves Clément Arroga : "Remporter le CHAN, c’est l’objectif premier"

Source : Camer-sport.com lundi 20 janvier 2020 02:49 455

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Le technicien camerounais Yves Clément Arroga, patron de la sélection des Lions Indomptables locaux du Cameroun, a des projets pour son équipe. Le troisième stage de regroupement qu’il organise depuis le 6 janvier et va s’étendre jusqu’au 26 avec notamment un match amical contre les Sao du Tchad.

Au micro de CAFOnline.com, Arroga revient sur ses méthodes de travail, ses objectifs et ses difficultés à l’orée de la fête qui aura lieu au Cameroun, du 4 au 25 avril prochain, à l’occasion du Championnat d’Afrique des Nations Total Cameroun 2020.

A deux mois de ce grand événement tant attendu par les Camerounais, dans quel état d'esprit êtes-vous ?
Yves Clément Arroga : Je suis dans l'état d'esprit de quelqu'un qui veut tout gagner. On va travailler dur pour avoir cette équipe qui va apporter du bonheur dans le cœur des citoyens. Remporter le CHAN, c’est l’objectif premier.

Lorsque vous avez été conduit à la tête de la sélection des Lions A’, vous premiers mots ont été "je suis là pour gagner", êtes-vous toujours aussi optimiste sur cette sélection après trois mois à sa tête ?
Oui, c'est l'objectif principal et je suis sur la même lancée. Tout le monde autour de moi sait qu'on est là pour gagner ce CHAN. Et pour gagner, il faudra compter avec les meilleurs. On travaille énormément pour avoir une belle équipe, porter un nouveau système de jeu, monter une nouvelle stratégie et apporter quelque chose de nouveau.

Vous avez commencé le premier stage avec 28 joueurs, le second en a eu 35 et aujourd'hui vous en avez 30. Qu'est ce qui a changé au fil de ces différents stages ?
Rien n'a changé, sauf le nombre. Sur le premier stage, seuls 10 joueurs ont été retenus. Ça prouve déjà qu'il y a des critères qui ont été très importants pour éliminer certains. Mais comme on a commencé plus tard que prévu, on avait un nombre considérable de joueurs à suivre. C'est la raison pour laquelle j'ai demandé qu'on puisse avoir 35 joueurs pour compenser le manque du premier stage qui devait en principe démarrer en octobre.

Ayant passé toutes ces dernières années en Europe, vous n'avez pas vraiment eu l'occasion d'apprécier l'évolution des joueurs aujourd'hui sélectionnés. Comment travaillez-vous avec vos adjoints qui connaissent un peu mieux le championnat pour pallier à cette situation ?
Je me fie à mes adjoints mais aussi je veux avoir un œil de contrôleur. Quand j'ai été nommé, j'avais bien dit que j'allais chercher l’oiseau rare peu importe où il se trouve, que ce soit en deuxième division ou en ligue régionale. Je reste sur ma philosophie. Je fais bien confiance aux adjoints et également aux entraîneurs de club parce qu'eux aussi font des apports que je prends en considération. Mais après, quand il faut décider, c’est à moi de le faire.

Quelles sont les difficultés que vous rencontrez en tant que sélectionneur de cette équipe A’?
La difficulté est surtout d'ordre technico-tactique. Les joueurs arrivent en première division avec un certain nombre de lacunes techniques. Quand il faut mettre sur pied un modèle de jeu, il y a certaines qualités que le joueur doit avoir, mais il ne les a pas. Ce sont des qualités qui sont pourtant à la base du travail. Il faut vraiment travailler la base, à partir du jeune âge, pour avoir des joueurs intelligents, capables et techniquement bons. C’est là, la difficulté au niveau des ligues en première division. Vous allez trouver un joueur qui a des difficultés à faire un amorti, effectuer une passe ou avoir une lecture de jeu plus claire. C'est pour cela qu’on multiplie les stages pour trouver la personne idoine.

La plupart des joueurs que vous avez sélectionnés n'ont pas l'habitude de jouer dans des conditions convenables à cause des surfaces inadaptées en première division. Cela vous donne-t-il plus de fil à retordre ?
Oui, il y a un problème d’infrastructures au niveau des clubs du Cameroun. Quand on parle de clubs professionnels, il faudrait avoir des infrastructures adéquates pour pratiquer du bon football. Du moment où il n'y en a pas, on va s'adapter à tout ce qu’il y a et chercher à avoir les meilleurs.